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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 00:18

Jacob Singer, un employé des postes new-yorkaises, est assailli de nombreux cauchemars éveillés. Il voit des hommes aux visages déformés et se retrouve dans des lieux qu'il ne connaît pas. Il est également victime de flashbacks incessants, de son premier mariage, de la mort de son fils et de son service au Vietnam. Avec l'aide de Jezebel, son épouse, et alors qu'il s'enfonce dans la folie, il tente de comprendre ce qui lui arrive.


Étrange, déstabilisant, complètement paranoïaque, les qualificatifs ne manquent pas pour décrire cette œuvre majeure dans la carrière du réalisateur Adrian Lyne (Liaison Fatale, 9 Semaines et ½) dévoilant au passage une future star, Tim Robbins dont la suite de la carrière allait être ponctuée de belles réussites telles Arlington Road, Les Évadés ou encore Mystic River...

Il faut dire que l'acteur offre un interprétation très juste dans le rôle de ce rescapé du Vietnam, dont le chemin de croix spirituel s'inspire des expériences traumatiques subies sur le champ d'honneur.

De son côté Adrian Lyne, pour son baptême de l'air dans le domaine du fantastique, parvient à hisser son film à un niveau d'angoisse particulièrement intéressant, jouant des contrastes alors que l'univers oscille entre réalité brut de décoffrage et hallucinations cauchemardesques, sans tomber dans la soupe illisible et indigeste. À ce niveau, le réalisateur impressionne même, maîtrisant parfaitement la mécanique du genre, au point de devenir la référence que l'on sait, jusque dans le monde vidéoludique...


C'est aux abords de cette frontière entre la vie et la mort, le songe et la réalité, que se construit insidieusement L'Échelle de Jacob. Vie fantasmée ? Refus de la mort ? Chacun interprétera à son bon vouloir les multiples pistes laissées par le réalisateur.

Œuvre labyrinthique, dédiée à l’insaisissable cheminement de l'esprit, L'Échelle de Jacob vire en un voyage spirituel dans les profondeurs d'une âme qui refuse de mourir, et ne s'apaisera , pour emprunter la fameuse échelle, qu'une fois en accord avec la vérité.

N.T.

Missile " bath version 1 "  inspiration  "Jacob's ladder"

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 06:34

I have finished the pages of the magazine downloaded from AuxiliaryMag and I am really too happy with what I have read ,

and also reassures me , guide me a little about what I thought of the USA and told me I have to have less fears that my journey disappoint me .

just six months from that I previous ,

although I wanted to go too ,

it trotted always in our heads,

but I did not think I decided to do finally it and especially so fast ..

but yes, the EUROPEAN attitude in general is not very positive. This is a great base for my projects and decisions, and , actually the real reason ! so I really believe what I read is perfectly good . Again bound by a tattoo is spiritually incredibly enjoyable and more.

One day , I was dazzled by his gesture and gentle face when talking about a kind of open letter from his heart and feelings and I was really touched to the core, to the point that for months, years, I could not to stop to looking for answers to what had triggered in me. I've never been destabilized, my curiosity was sharpened as a point (almost) never, rare! After, i follow with attention as the character is almost magical, if we understand him, an incredibly interesting personality. , so I'll leave it there, just to clarify that again, I read filled me with positive vibes. Uncommon for people to remain positive once you are attached to them, except.. yes, childs or animals too , right? !.I'm pretty sure Chris Corner is pure heart as a child, plus very adult too. His fragile health proves.

si fragile+strong, as a child and I really like it as a close being. It's amazing. I'll have to stop to "write" (ah ah, cyber-write) and agreed, this is difficult. ;)

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 06:46
Accoustic sessions/internet

 

 

 

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 00:44

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As Laura Palmer 

or

A butterfly ?

@R.McMahon

IAMX in LA

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 00:18

 

This is about Chris Corner, Sue Denim,Dee Plume

 

appeared in three episodes of The Mighty Boosh:

 

the first appearance: in the "Jungle" episode,

(For Chris Corner , is on the cover of Vince Noir's Mod Monthly magazine, the Über Mod'. )

Chris Corner second appearance in the "Electro" episode, "in the crowd".? is for me an error 

please, correct me if is necessary

 (but i think is Sebastian  ,the guy of the band "Noblesse Oblige") 

      About Chris Corner only this time, and for  a "third" appearance , is in the "The Call of the Yeti" episode, (on the cover of Vince Noir's Cheekbone Magazine).

 

As a gif, at the last, an awesome episode ( with Sue & DEE who are Gothics ) 

 

Jungle :

http://www.amazon.com/Jungle/dp/B0040WXRUO

                               
         
    
Watch live streaming video from tmb at livestream.com
 

 

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 23:14

 

"6 Underground" is a song by the English band Sneaker Pimps, from their 1996 studio album Becoming X.

First released as a single in the United Kingdom in October 1996, the song reached number 15 on the UK Singles Chart[2]and had moderate radio airplay in the United States. After the song was used in the 1997 American film The Saint, radio stations began playing it more frequently; many stations continue to keep the song in their playlists. The single was re-released in the UK in May 1997, where it reached number 9 on the UK Singles Chart.[3] In the United States, the song peaked at number 45 on the Billboard Hot 100 and at number 7 on the Billboard Modern Rock Tracks chart.

Originally, the song was a club hit in the UK. After the commercial success and popularity of the album version of the song, the group released several remixes, some of which became hits in dance clubs and radio stations with a dance format. The version most frequently heard on radio was the remix by Nellee Hooper (which appeared as a hidden track on the album).

The harp melody at the beginning of the song is a sample from "Golden Girl", a song from the 1964 James Bond film Goldfinger (the song plays during a scene when Bond discovers Jill Masterson covered in gold paint).

 

 

6 Underground est une chanson trip hop du groupe britannique Sneaker Pimps parue sur l'album Becoming X (1996).

Le titre a atteint la 15e place de l'UK Singles Chart en octobre 1996, puis la 9e du même hit-parade en mai 1997 suite à la réédition du single après son utilisation dans la bande originale du film Le Saint (1997). Il a également atteint la 45e place du Billboard Hot 100 dans la foulée.

Hormis le film Le Saint (1997), la chanson a été utilisée dans les films Big Party (1998), Sexe Intentions (1999), The Watcher (2000), Dogtown and Z-Boys (2001), Un homme à part (2003) et Hanté par ses ex (2009).

Le titre a eu de nombreux remixes dont celui de Nellee Hooper qui apparaît sur certaines éditions de l'album en tant que morceau caché.

La mélodie de harpe est tirée de Golden Girl (1964)1, une chanson du film de James Bond Goldfinger (1964). Le chant est interprété par Kelli Ali.  

      

 

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 01:27

 

Self Shooting

 

 

Andy Warhol video

( Relative to Kiss and swallow album of @IAMX )

 

self shooting / scars as marker

Shooting Andy W / Chris C

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 01:14

Publié le 26 janvier 2006

 

NazeJournal - Chronique d'album : Chris Corner - 2005 - BOF Les Chevaliers Du Ciel

TRACKLIST

01. Attack 61

(C. Corner)

02. We Rise

(C. Corner)

03. Into The Fire

(Thirteen Senses)

04. Gonna Wanna

(C. Corner)

05. Sugar Jukebox

(C. Corner)

06. Girl Talk

(C. Corner)

07. Cockpit Inferno

(Ghinzu)

08. You'Re The Conversation

(I'M The Game)

(C. Corner)

09. The Crawl

(Placebo)

10. The Clash

(C. Corner)

11. 14th Of July

(C. Corner)

12. Heaven

(I Monster)

13. You'Re The Conversation (I'M The Game) - Original Version

(C. Corner) 

--------------------

DERNIERES CHRONIQUES

 

 

Après les albums avec Sneaker Pimps, après le projet I Am X, Chris Corner s'attaque à la bande originale de film avec celle des Chevaliers du Ciel de Gerard Pires. Un film à sensation à la française, avec de l'action, et donc de belles images avec de la bonne musique (enfin c'est l'effet souhaité). C'est donc une bande son composée de neuf titres originaux de Corner agrémentés de morceaux de Placebo, Ghinzu et autres Thirteen Senses (tiens) qui passe de chansons énergiques aux compositions plus minimalistes que voilà.

 

D'entrée, on attaque avec un titre plutôt energique, Attack 61, à base de batterie imposante, de basse en avant et de voix en puissance. On garde sensiblement la même recette pour We Rise, avec un chant un peu plus calme mais toujours soutenu par une lourde batterie (ouais enfin c'est pas du métal quand même, faut pas déconner). Ces deux titres sont assurés par Chris Corner lui-même, et ce sont les deux seuls avec The Clash, qui, dans la même veine que Attack 61, apporte son lot d'harmonies sans oublier le rythme omniprésent.

 

Si les autres titres "inédits" de la bande originale sont aussi signés Chris Corner, il fait appel d'autres voix, comme Sue Denim pour les mélodies plus douces comme sur Girl Talk ou You're The Conversation (I'm the game). La première fait jouer une voix cristalline sur une partition de piano, pour une chanson vraiment aérienne (c'est le cas de le dire, ah ah). La deuxième joue également sur la finesse de la voix de Sue Denim, les guitares éléctriques entêtantes en plus. Deux titres assez imparables, autant dans leur progression que dans la production, portés par une voix impeccable. You're The Conversation, I'm The Game est reprise en fin d'album dans une version dite originale, qui s'avère être une version minimaliste, écourtée et surtout épurée de toute guitare électrique. 

 

Pour Sugar Jukebox, Corner fait appel à D-ManiX pour une composition dans la lignée des premières de l'album : musclée, presque hurlée, mais toujours energique dans le bon sens du terme. Sue Denim fait également une apparition sur Gonna Wanna, où elle joue elle aussi à l'hurleuse effreinée. Enfin, 14th of July est un instrumental soigné toujours aussi gentillement bourrin. 

 

La bande originale est donc complétée de titres empruntées à certains artistes, dont le (très) réussi slow The Crawl de Placebo, où Molko n'en rajoute pas et se contente de chanter - on appréciera. Histoire de dynamiser tout ça, Cockpit Inferno de Ghinzu fait également partie de cette bande originale (et qui n'est pas nécessairement le meilleur extrait de Blow, l'album du groupe belge). Nos amis Thirteen Senses viennent nous saluer avec Into the Fire, chanson du générique final (j'ai pas vu le film, mais je me suis renseigné - quel boulot). Enfin, on remarquera le superbe Heaven ("is inside you" selon la pochette), pleine de voix trafiquées chères au groupe, des gadgets électroniques mais toujours utilisés à bon escient, avec le petit sentiment planant (ah ah jeu de mot) qui va bien, qui donne des ailes quoi (c'est festival). 

 

En définitive, cette bande originale est plutôt placée sous le signe de la chansons punchy à base de guitares éléctriques en force, poussée par une batterie omnipresente, mais bien modulée par les quelques morceaux lents, qui loin de tomber dans le stéréotype du slow à deux balles pour film français navrant, créant une atmosphère qui nous ferait presque décoller (alors là moi je dis que c'est le jeu de mot de l'année). 

 

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 01:05

 

 

 

 

 

 

BRUXELLES, BOTANIQUE, 09 NOVEMBRE 2004 

I Am X + Gagarine 

GALERIE PHOTOS

oszczak121

 

 

 

 

 

 

BRUXELLES, BOTANIQUE, 09 NOVEMBRE 2004 

I Am X : "Mon modèle serait un mélange de Bowie et Prince" 

INTERVIEW

lundi 15 novembre 2004, par Laurent Bianchi 

 

 

 

 

 

 

C’est une bonne demi-heure après un concert très enflammé au Bota, donné en compagnie du duo spectaculaire qui l’accompagne, que je rencontre Chris Corner dans sa loge, pour un face à face par terre, assis tous les deux en tailleur. Cette entrée en matière très relax restera la matrice pendant tout l’entretien, meilleure situation à même de favoriser l’heuristique chère à Pop-Rock.

 

 

 Pop-Rock.com : Franchement, avant de commencer, je dois t’avouer quelque chose. Je t’ai vu il y a quelques années au Pukkelpop, avec les Sneaker Pimps, et j’ai eu l’impression ce soir de voir un autre Chris Corner, totalement différent, avec I Am X. Tu sembles même plus épanoui.

 Chris Corner : Oui, je pense que c’est probablement le cas. Ca s’est passé naturellement. Il y a une liberté, on peut se laisser aller, faire ce qu’on veut. Il y a quelque chose de paradisiaque à faire ça, de ne pas avoir à faire de compromis.

 L’impression que tu m’as donnée, c’est celle de quelqu’un qui réalise enfin son rêve d’enfant.

 Tu n’as pas tort. C’est faire ce qu’on veut, oui, bien que ce soit un peu confus de savoir ce que cela veut dire exactement. C’est une chose difficile à déterminer. En fait, on fait de la musique principalement parce qu’on trouve qu’il n’y a personne qui fait la musique que l’on aimerait entendre. Je fais cette musique car cela assouvit cet aspect-là chez moi. Le transposer en live par la suite, c’est une grande satisfaction.

 Tu te rends compte que tu ne fais pas ça pour rien...

 Oui, exactement. Et puis il y a des moments où l’on se sent tellement surmonté par l’émotion. On a l’impression que c’est surréel. Il n’y a rien de concret pourtant... On ne peut jamais faire l’amour avec toute la salle, mais quand l’émotion est très forte, ça me donne envie de pleurer. C’est très bizarre, en fait. C’est le mal originel. Le live, c’est une chance extraordinaire, une opportunité de pouvoir se connecter au public. Au jour le jour, on n’a pas la chance de vivre de telles situations. Bien sûr, tu as des relations privilégiées avec certaines personnes, mais ce n’est pas pareil. Ce qui est certain c’est que ça m’émeut. (Rires)

 J’ai lu que ce projet solo, I Am X, a vu le jour car les autres membres des Sneaker Pimps n’étaient pas tout à fait enthousiastes sur les titres que tu avais écrit pour le groupe.

 Oui, c’est surtout que les autres membres voulaient avoir la possibilité de plus participer au processus de création. J’écrivais les chansons et, dans une certaine mesure, je n’étais pas en train de diriger mais je m’impliquais bien plus que les autres, donc ils ne se sont pas sentis à l’aise. Nous allons devoir faire quelque chose car, sinon, on va devenir un groupe à crises. Ce n’est certainement pas ce que je veux que l’on devienne.

 Du coup, ces titres que tu as exploités tout seul, étaient-ils déjà plutôt électro ou ont-ils pris cette forme parce que tu étais en solo ?

 Oui, ça a commencé de façon électronique. Mais pas toujours. Missile par exemple c’était à la guitare acoustique. Une fois que l’on a décidé que ce ne serait pas pour les Sneaker Pimps, j’ai voulu simplifier la création musicale. J’ai voulu une approche dans l’expression des chansons qui comporterait les mêmes sonorités à travers tout l’album. Avec les Sneaker Pimps, il y a beaucoup de contributions de chacun, allant dans différentes directions. En solo, et pas seulement au stade de l’écriture, mais aussi dans celui de la production, tu peux faire ce qu’il te plait. J’ai voulu un album homogène, plutôt que différentes sonorités ici et là.

 Penses-tu que, au vu tout cela, Sneaker Pimps est entré dans une nouvelle ère ?

 Oui. Je crois que c’est déjà le cas, en fait. Ce sur quoi on travaille actuellement est bien différent de ce que l’on a fait sur le dernier album. Et c’est très bien car nous avons le devoir de toujours aller de l’avant, de développer le projet, d’amener les gens à penser plus...

 Comment les autres membres ont-ils réagi à ton projet solo ?

 Mmmh... Au début, ils étaient troublés, et même énervés, je pense. Mon partenaire principal dans le groupe c’est Liam (Howe). Il a fondé une famille, ce qui ne m’intéresse absolument pas. Ma vie c’est ça, la musique. C’est ce que je fais et je ne vois rien d’autre. C’est la seule chose que je peux, que je sais faire. Bien sûr, je peux collaborer aux fins de créer avec des gens qui ont une vie différente mais, pour l’instant, nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes. Je crois que du coup c’est plutôt difficile pour eux de me comprendre. Ils n’ont pas ce besoin, comme moi, de créer continuellement. Ils se contentent des Sneaker Pimps. C’est bien, mais moi je ne peux tout simplement pas le faire. Ma tournée actuelle, je la fais en quelque sorte avec un des membres des Sneaker Pimps, puisqu’il tourne avec Client, qui fait les premières parties de I Am X. C’est étrange. Joe (Wilson) joue dans un groupe qui assure ma première partie. C’est très bizarre. Il voit les développements de I Am X, le futur de ce projet, etc. Je crois qu’il est sous le choc de voir que ça marche si bien. A l’époque, quand on a décidé de marquer une pause, il a dû penser, comme les autres, que ce n’était rien, juste une passade. Mais maintenant qu’il a vu le résultat, je pense qu’il est sous le choc. Il a dû passer le message et ils doivent être assez troublés. Mais initialement, je pense qu’ils étaient énervés. Et ils avaient raison de l’être, je suppose.

 

 Ils doivent se dire que tu as trouvé ton bébé...

 Oui, mais je ne vais pas les attendre éternellement. C’est leur problème s’ils n’arrivent pas à suivre. J’aimerais travailler avec les Sneaker Pimps jusqu’à la fin de mes jours, car j’adore ce groupe et les gens qui en font partie. Mais j’ai besoin de plus, et I Am X assouvit cette envie, ce besoin.

 Sue Denim (ndlr : la compagne de Chris à la vie) a posé sa voix sur cet album et fait la tournée à tes côtés. Elle est la chanteuse du groupe Robots in Disguise, dont tu as produit les deux albums. Au vu des paroles qui tournent autour de l’amour, pourrait-on dire que cet album est une sorte de déclaration d’amour à Sue ?

 C’est un très bonne question. C’est très personnel ! J’aime donner de l’amour de toute façon... J’aime produire des amis. Par exemple James, qui fait partie de la tournée, est dans un groupe que je produis également. Je pense que j’ai une sorte d’idée utopique sur une communauté de gens créatifs : de très bons amis qui travaillent ensemble. Pas des hippies, entendons-nous bien, ce n’est pas du tout du hippie, ce dont je parle ici. Plutôt plusieurs têtes qui progressent ensemble, qui s’entraident. I Am X est, je l’espère, quelque chose qui va ouvrir des portes pour cette communauté d’artistes à Londres. Il y a tant de gens talentueux qui ne trouvent pas la chance de l’exercer. Ca, ce serait mon rêve. Je n’irais pas jusqu’à détailler mes relations personnelles. J’en ai avec pas mal de gens (Rires). Mon but est de faire passer une bonne musique underground faite par cette communauté, la faire connaître.

 C’est la raison pour laquelle tu es si accro au boulot, avec ton label, ton club, tes groupes, tes productions...

 Oui, c’est ce qui me fait avancer. Je veux que tout le monde réussisse. S’ils sont heureux, je le suis aussi.

 Tu approuves les comparaisons de I Am X avec Depeche Mode ou Ultravox ?

 Tiens, Ultravox, ça c’est bien vu... Oui, il y a des éléments des années 80.

 C’est le genre de musique que tu écoutais à l’époque.

Oui, je crois, mais ce n’était pas mon influence principale. D’une certaine manière, ce que je fais est tellement électronique et simple que l’on pense à Depeche Mode, qui est aussi électronique et simple. J’ai par exemple rencontré Flood qui fut leur producteur. Il y a donc une connexion entre tout ça, oui. Mais je ne dirais par contre pas qu’ils font partie de mes références principales. Il y en a tellement. On n’en sortirait pas (rires). Il y a cette sorte de tristesse, de chant mélancolique, ce son électronique, oui. Mais c’est très bien, il n’y pas assez de groupes qui font ça. Il y a trop de groupes avec des guitares !

 Sur scène, par rapport à l’album, il y a un côté plus brouillon, plus rock. Ca te donne des idées pour le prochain album ?

Oui, le son est toujours plus rock sur scène. Quand tu prépares un album, tu écris les chansons dans une chambre à coucher très sombre et très petite, et ça se sent. C’est alors un petit disque simple, sale. Quand tu le joues sur scène, avec d’autres personnes, tu crées avec eux. D’autres choses auxquelles tu n’a jamais pensé se produisent. Tu vas peut-être ajouter d’autres sons, de la guitare, etc. L’élément rock & roll est comme un art de la performance. Je pense qu’il est vraiment essentiel à la réussite. Nous n’avons pas un batteur, ni tout un groupe. C’est ce qui rend la musique électronique plus inapte à exciter les gens ou à la jouer sur scène. Elle est sans visage. Je veux qu’elle ait une sorte de caractère.

 Tu as trouvé avec Sue et James la combinaison parfaite ?

 Oui, je voulais ça... Je veux qu’on s’amuse aussi. Afin de donner l’impression au public de faire partie du tout. Peu de groupes le font, je pense. C’est ce qui fait d’ailleurs qu’on se dit tout le temps, quand on est en tournée, "tiens, j’aurais dû faire ça sur l’album, j’aurais du mettre ce son". Ca arrive toujours quand on tourne, car il y a une interaction.

 

 Parlons du visuel, si tu veux bien. Qu’est-ce que c’est que cette langue qui lèche la rétine d’un œil ?

 (Rires) C’est disgracieux, n’est-ce pas ? C’est du porno japonais en fait. Je travaille pas mal à Tokyo, avec des groupes japonais et aussi en tant que programmeur etproducteur pour une compagnie depuis déjà quatre ou cinq ans. Du coup, j’y vais deux fois par an. L’année dernière, un type avec qui je travaillais m’a donné ce film en me disant qu’il fallait absolument que je le voie. Tout le film est fou. De la bouffe dans les parties génitales, des trucs très fétichistes, comme seuls les Japonais peuvent l’être : des nouilles dans le vagin, de la sauce soja, des trucs de fous. Un extrait avec cet œil a vraiment retenu mon attention.

 On dirait du Mapplethorpe, en fait.

 Oui, ou du Buñuel. C’est tellement givré. J’ai en fait tout simplement pris une caméra et j’ai filmé l’écran afin de l’utiliser par la suite dans mon spectacle. Je n’ai pas pour autant demandé la permission d’utiliser ces séquences (Rires). Mais je ne crois pas que ceux qui ont réalisé ce film verront un jour que je l’utilise en tant que projection... Ce n’est pas particulièrement sexuel, mais il y a un côté très fétichiste. Tu devrais voir le reste du film : c’est dégoûtant ! (Rires)

 Comment se fait-il que tu sois signé sur le label belge Anorak Supersport ?

 Pour le Bénélux, j’ai contacté Rudy Léonet de Pure FM, qui est un ami. Je cherchais un label indépendant et il m’a conseillé celui de Sergio Taronna. Pour dire vrai, une minute après le conseil de Rudy je recevais un e-mail de Sergio (Rires). J’étais à Tokyo en train de regarder le fameux film porno (Rires).

 Que penses-tu de la scène belge ?

 De ce que j’en ai vu, j’ai trouvé ça super.

 Et de Soldout, qui est sur le même label ?

 J’aime vraiment. Je pense que c’est très fort. Ils définissent leur propre son en prenant des éléments d’electro anglaise et américaine, mais ils font ça en français. J’aime vraiment beaucoup.

 Les produire, ça te tente ?

 Oui, bien sûr, bien qu’il n’en aient absolument pas besoin. Ils font ça très bien tout seuls. Mais j’aimerais participer au prochain album, c’est clair. David a d’ailleurs remixé Your joy is my low.

(Sergio, alors dans la pièce pour nous signaler que le resto du Bota attend Chris, profite de cette occasion pour lui donner un CD de Soldout)/

 Ah merci. Tu veux que je le remixe ? Ah d’accord. Tout est parfait !

 Sergio Taronna : Très bonne question !

 Quel est cette année le meilleur album, selon toi ? Qu’est-ce que tu écoutes pour l’instant ?

 Ah ! Ca, c’est dur. La musique contemporaine pour un musicien contemporain est difficile à apprécier. (Après réflexion) J’ai été récemment en Russie et il y a un groupe russe que j’aime vraiment et avec qui je pense vouloir collaborer... Personne ne les connaît, ça s’appelle Neon AVT. C’est une sorte d’electro fusion avec une production délirante. Ils chantent en anglais et en russe, j’ai trouvé ça excitant. C’est ce que j’aime écouter. A part ça, la musique cabaret des années 1920. Du Chopin aussi. Des trucs qui te dépaysent en tant que musicien.

 As-tu un modèle sur lequel tu aimerais baser ta carrière ? Je pensais à David Bowie...

 Oui, il a eu beaucoup de succès en termes de music business. Il a toujours su s’adapter à son époque. Mais je pense être beaucoup plus underground que lui. Mais oui, toutes comparaisons gardées, vu qu’il faisait plein de trucs en même temps, en tant que producteur aussi, oui, on peut dire qu’on a le même genre de moteur. Bowie, ou Prince. Quoique... Il y a des individus qui sont assez traditionnels mais qui ont le pouvoir et travaillent ardemment. Je crois que ce denier point est très important, surtout en tant qu’artiste indépendant non-commercial.

 Maintenant que tu le cites, je pense que Prince est un très bon exemple en fait...

 Oui, il y avait un côté romantique très affirmé, mais il était aussi très sexuel, à fond dans la performance et le glamour... Mais c’est aussi un fou. Et il est très connu, donc il devait moins bosser de ce côté-là. Mais allez, on peut dire que mon modèle serait un mélange des deux : Bowie et Prince.

 Merci beaucoup Chris.

 Merci à toi, c’était un très bon entretien.

 

 

 Voir aussi la galerie photos du concert et la chronique de l’album.

Photos : © Frédéric Oszczak - 2004. Droits réservés. Ne pas utiliser sans autorisation.

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 23:06

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